Introduction
Signature simple, avancée et qualifiée ne sont pas trois niveaux commerciaux interchangeables. eIDAS leur attribue des définitions distinctes, et l’entreprise doit relier chaque choix au document, au risque et à la preuve attendue.
Un tableau de décision permet aux équipes juridique, conformité et opérations de comparer les exigences sans imposer automatiquement la QES à tous les dossiers.
Nota Sign met en œuvre des parcours distincts de signature simple, avancée ou qualifiée et conserve les preuves techniques propres à chaque niveau. Le tableau approuvé peut ainsi piloter une configuration cohérente par document. Pour appliquer ce classement, configurez vos niveaux dans Nota Sign.
Poser les trois niveaux
Le tableau commence par le document : parties, signataires, pouvoirs, forme, droit applicable, risque et usage futur. Ces informations déterminent ce qui doit être démontré.
Il sépare ensuite les trois catégories eIDAS, leur source, leurs critères, les méthodes configurées et les preuves exportables. Les politiques internes restent identifiées comme telles.
La décision est versionnée et datée. Un nouveau type de document ne reprend pas automatiquement le classement d’un cas voisin.
Définir le niveau simple
La signature électronique au sens large correspond à des données électroniques jointes ou associées logiquement à d’autres données et utilisées par le signataire pour signer.
Son adéquation dépend du document et de la preuve. Le dossier peut notamment relier le destinataire, l’action d’acceptation, la version, les événements et les contrôles d’accès.
Le mot « simple » ne signifie ni « sans contrôle » ni « adapté à tous les cas courants ». La politique doit expliquer pourquoi cette méthode suffit pour le scénario.
Définir le niveau avancé
La signature avancée satisfait les exigences de l’article 26 : lien univoque, identification, contrôle des données de création avec un niveau de confiance élevé et détection des modifications ultérieures.
Le tableau traduit ces critères en configuration et en preuve : méthode d’identification, intégrité, contrôle du signataire, résultat de validation et traitement des échecs.
L’équipe teste ces résultats sur un document représentatif avant de classer le parcours comme avancé.
Définir le niveau qualifié
La QES est une signature avancée créée avec un dispositif qualifié et fondée sur un certificat qualifié. Le prestataire, le service, le certificat et le dispositif doivent être vérifiés pour le parcours concerné.
L’article 25 lui attribue un effet équivalent à une signature manuscrite dans le cadre eIDAS. Cela ne rend pas la QES obligatoire pour chaque contrat et ne dispense pas de vérifier les pouvoirs ou la forme de l’acte.
Le dossier conserve la validation, les données temporelles et la chaîne de preuve reliées à la version signée.
Approuver le tableau
Pour chaque niveau, le tableau doit faire apparaître le document, les critères, la configuration, la preuve, les exceptions et le responsable. Un pilote confirme que le système produit bien les résultats annoncés.
Les fonctions concernées approuvent le tableau avant le déploiement. Un changement de document, de méthode, de prestataire ou de preuve déclenche une revue ciblée.





