Guide sur la légalité des signatures électroniques

Légalité de la signature électronique en Argentine

Les signatures électroniques sont reconnues en Argentine en vertu de la loi No. 25,506 (2001) sur la signature numérique. Leur effet juridique, leur valeur probatoire et leur équivalence éventuelle avec une signature manuscrite dépendent de la méthode, de l’opération ainsi que des formalités ou exclusions légales applicables.

Synthèse de la légalité des signatures électroniques

Ce guide présente le cadre des signatures électroniques en Argentine, y compris les lois applicables, l’effet juridique, les méthodes admises, les exigences de validité, les exclusions et les usages professionnels courants.

Lois applicables

Loi No. 25,506 (2001) sur la signature numérique de validation

Statut juridique

Les documents et signatures électroniques bénéficient d’une reconnaissance juridique en Argentine en vertu de la loi No. 25,506 (2001) sur la signature numérique de validation. Le processus doit aussi respecter toute règle propre au document relative à l’identité, à la preuve, à la remise, à la conservation, à la présence de témoins, à l’intervention d’un notaire, à l’enregistrement ou au dépôt ; aucun effet n’est automatique sans ces conditions applicables.

Autorité compétente

L’autorité compétente est le Secrétariat à la modernisation de l’Argentine.

Reconnaissance juridique (effet)

L’effet juridique des signatures électroniques s’apprécie au regard de la loi No. 25,506 (2001) sur la signature numérique de validation. L’appréciation couvre l’intention du signataire, une attribution fiable, l’intégrité du document signé et le respect de toute forme prescrite pour le document ou l’opération ; elle ne vaut pas sans ces vérifications applicables.

Types de signatures électroniques acceptés

Signatures numériques

Si les conditions légales applicables sont réunies, ce procédé résulte de l’application d’une procédure mathématique à un document numérique et suppose des informations connues du signataire et placées sous son contrôle exclusif. Il doit pouvoir être vérifié par des tiers afin d’identifier simultanément le signataire et de détecter toute modification du document numérique après l’apposition. Les procédures applicables sont déterminées par l’autorité d’application conformément aux normes techniques internationales en vigueur. (Article 2 de la loi)

Effet :

  • Présomption de paternité, sauf preuve contraire (Article 7 de la loi)
  • Le signature numérique doit être créé au moyen d’un certificat délivré ou reconnu par une autorité de certification agréée (Article 9 de la loi)
  • Pour les instruments établis électroniquement, lorsqu’un tel procédé est utilisé, l’exigence d’une validation personnelle est satisfaite, ce qui garantit la paternité et l’intégrité de l’instrument. (Article 288 du Code civil)
  • Signatures électroniques : ensemble de données électroniques intégrées, liées ou logiquement associées à d’autres données électroniques, utilisé pour identifier le signataire mais ne réunissant pas toutes les exigences légales de la signature numérique. En cas de contestation, la personne qui s’en prévaut supporte la charge de prouver sa validité. (Article 5 de la loi)

Exigences juridiques relatives aux signatures électroniques

Effet :

Lorsque les formalités applicables sont remplies, un processus produisant un effet juridique doit conserver les éléments démontrant :

  • l’intention du signataire de signer et le consentement des parties à un processus électronique ;
  • une identification fiable et l’attribution au signataire ;
  • l’intégrité du document signé et la détection des modifications ultérieures ;
  • la remise, l’accès et la reproduction du document signé définitif ;
  • les horodatages, les événements d’authentification et une piste d’audit complète ; et
  • toute exigence relative aux certificats, aux témoins, à l’intervention d’un notaire, à l’enregistrement, au dépôt ou à la conservation régissant l’opération.

Limites et exceptions

  • les avantages acquis du fait du décès ;
  • les actes juridiques de droit de la famille ;
  • les documents relatifs aux droits ou obligations inhérents à la personne (derechos personalisimos), c’est-à-dire les actes que seule la partie peut accomplir personnellement et qui ne peuvent pas être exécutés par un représentant, tels que le mariage, le divorce ou un testament ;
  • les actes qui, si la loi ou l’accord des parties le prévoit, doivent être accomplis selon des exigences ou formalités incompatibles avec l’usage d’une signature numérique. (Article 4 de la loi)

L’Article 46 de la résolution circulaire No. 818/2019 de la Commission nationale des valeurs mobilières prévoit que, lors du dépôt électronique auprès de la Commission nationale des valeurs mobilières (CNV), notamment pour modifier les statuts d’une société, une signature numérique (firma digital) doit être utilisé.

Applications sectorielles et cas d’usage courants

Les signatures électroniques peuvent servir aux contrats commerciaux, aux processus de vente et d’achat, aux documents relatifs à l’emploi, aux validations internes et à l’entrée en relation client lorsque les règles applicables au document et au secteur sont respectées.

Pour les processus réglementés ou transfrontaliers, consignez avant le lancement le droit applicable, le niveau d’assurance requis, la méthode d’authentification du signataire, le dossier de preuves, la durée de conservation et les exigences du destinataire.

AVERTISSEMENT : Les informations figurant sur cette page sont communiquées à titre général et ne constituent pas un avis juridique. Les lois, règlements et orientations réglementaires applicables évoluent, et leur application dépend des faits et circonstances propres à chaque opération. Consultez un juriste qualifié dans la juridiction concernée avant de vous fonder sur ces informations.

Dernière mise à jour : 11 juin 2026

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